| Livestock Research for Rural Development 18 (11) 2006 | Guidelines to authors | LRRD News | Citation of this paper |
Quatre porcs mâles, de poids moyen 32,6 ± 0,6 kg et 16 porcs en engraissement (8 mâles et 8 femelles) de poids moyen 32,1±5,1 kg, croisés Landrace x Large white x Duroc, ont été respectivement utilisés pour étudier la digestibilité et l'influence des rations contenant des taux croissants de la farine de coques de cacao complémenté par de la boue d'huile de palme sur les performances de croissance, le coût alimentaire de production du kg de gain de poids et les caractéristiques de carcasse.
Les résultats ont montré une diminution significative (p<0,05) de la digestibilité de la matière sèche, de l'énergie et des protéines brutes des rations avec le taux croissant des coques de cacao. Les coefficients de digestibilité de la matière sèche, de l'énergie et des protéines brutes des coques de cacao ont été respectivement de 31,1 ; 27,5 et 12,4%. L'incorporation de la farine de coques de cacao à des taux de 0 ; 10 ; 20 et 30% dans les rations alimentaires a significativement (p<0,05) diminué le gain de poids moyen quotidien entre 10 et 20% et augmenté l'indice de consommation entre 20 et 30%. L'efficacité alimentaire et le coût alimentaire de production du kg de gain de poids de la ration contenant 30% des coques ont été significativement (p<0,05) inférieure et supérieur par rapport à la ration contrôle. Les caractéristiques de la carcasse n'ont montré aucune différence significative (p>0,05) sur les paramètres étudiés. Toutefois, une tendance à la diminution du foie, de l'épaisseur du lard dorsal et de la surface de la noix de côtelette a été observée.
La synthèse des résultats permet de conclure qu'au delà de 20% d'incorporation des coques de cacao dans la ration alimentaire des porcs en engraissement, les performances de croissance sont significativement affectées.
Mots clés: Carcasse, coques de cacao, croissance, digestibilité, porcs
Four males pigs, averaging initial live weight of 32.6 ± 0.6 kg and 16 growing pigs (8 males and 8 females) averaging initial live weight of 32.1±5.1 kg, crossed from Landrace x Large white x Duroc, were used to study the digestibility and effects of diets containing graded level of cocoa pod husk supplemented with pal palm oil sludge on the growth performance, cost of feed to produce 1 kg live weight gain and carcass characteristics.
Results showed significant (p<0.05) decrease of the digestibility of dry matter, gross energy and crude protein with increasing level of cocoa pod husk in the diet. Digestibility coefficients of dry matter, gross energy and crude protein were 31.1; 27.5 and 12.4% respectively. The inclusion of ground cocoa pod husk at the level 0; 10; 20 and 30% in the diet significantly (p<0.05) reduced daily weight gain between 10 and 20% and increase the feed conversion between 20 and 30%. The feed efficiency and the feed cost per kg of gain of the diet containing 30% cocoa pod husk were significantly lower and higher respectively compared to the control diet. The carcass characteristics showed no significant (p>0.05) difference between parameters studied. However, a tendency in the reduction of the weight of liver, back fat thickness and the loin eye area was observed.
The synthesis of the results allowed to conclude that when more than 20% of cocoa pod husk is included in the diet of growing pigs, the growth performances are significantly affected.
Keys words: Carcass, cocoa pod husk, digestibility, growth, pigs
Les coques de cacao, obtenues après extraction de la fève, représentent une masse importante de déchets agricoles abandonnés en champs après récolte dans les régions cacaoyères du monde et qui deviennent à la longue une source de contamination. Jahnke (1984) a rapporté qu'environ 1,032 millions de tonnes de matière sèche de coques de cacao sont produits annuellement en Afrique tropicale. Le Cameroun exporte annuellement 120 000 tonnes de fèves de cacao. Sachant que les coques représentent environ 70% de la cabosse entière, la production camerounaise est aujourd'hui estimée à 280 000 tonnes de matières sèches par an Elles pourraient être économiquement valorisées après séchage ou ensilage dans l'alimentation du bétail et augmenter le revenu du cacaoculteur en réduisant en même temps l'incidence de la pourriture brune (Afolami et Eruvbetine 1994). Elles pourraient être aussi séchées, brûlées et utilisées comme source de potasse pour la fabrication locale du savon (Aregheore 2002).Toutefois l'utilisation des coques de cacao dans les rations alimentaires des monogastriques semble limitée par sa faible valeur énergétique, sa teneur élevée en constituants membranaires peu digestibles (Devendra 1977) et sa concentration en théobromine.
Les données sur la digestibilité des coques de cacao et son utilisation comme ingrédient dans les rations alimentaires du bétail existent de part le monde, mais sont peu concordantes. Chez les volailles, Atuahene et al (1984) et Sobamiwa et Lenge (1994) ont montré respectivement que 10% des coques de cacao non traité et traité aux alcalis pourraient être économiquement incorporés dans les rations alimentaires des poulets de chair sans effets néfastes tandis que Donkoh et al (1991) n'ont trouvé q'une faible valeur nutritive de ce sous produit comme ingrédient alimentaire de volailles. De même, Osei et al (1991) ont rapporté un taux d'incorporation optimum de 7,5% chez la poule pondeuse.
Chez le porc, Branckaert et Vallerand (1973), Adeyanju et al (1975) et Boa-Amposem et al (1984) ont rapporté une incorporation économique de 20% tandis que Barnes et al (1984) et Okai et al (1984) ont montré que l'incorporation de 25% des coques de cacao dans la ration alimentaire n'affecte pas significativement les performances de croissance des porcs par rapport à la ration contrôle.
L'objectif de la présente étude est de déterminer la digestibilité des rations contenant la farine de coques de cacao et son taux optimum d'incorporation dans les rations alimentaires des porcs en croissance finition
Deux essais ont été menés de février à juillet 2005 sur la digestibilité des rations contenant des taux croissants d'incorporation des coques de cacao et l'influence de ces rations sur les performances de croissance et les caractéristiques de carcasse des porcs en croissance finition.
Dans l'essai n° 1, quatre porcs mâles, Landrace x Large white x Duroc, avec un poids moyen initial de 32,6 ± 0,9 kg ont été repartis dans 4 cages à métabolisme (Photo 1) et soumis à un essai de digestibilité suivant le modèle expérimental en carré latin (4 x 4) de 4 périodes d'une durée chacune de 5 jours d'adaptation et de 4 jours de collecte totale des fèces.
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|
|
Photo 1. Cage de digestibilité |
Ces animaux ont été soumis à quatre rations expérimentales contenant 0, 10 20, 30% des coques de cacao obtenues par substitution des coques de cacao à un aliment de base (C0) formulé à partir du maïs, du tourteau de coton, de la farine de poisson, du son de blé etc.…, dont la composition chimique calculée est présentée dans le tableau 1.
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Tableau 1.
Composition centésimale et chimique
calculée de l’aliment de base (C0) et des |
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|
Ingrédients, % |
Rations expérimentales |
|||
|
C0 |
C10 |
C20 |
C30 |
|
|
Maïs Tourteau de coton Farine de poisson Son de blé Poudre d’os Pré mélange vitamines oligo-éléments Lysine Méthionine Sel Total |
50 18 8 20,5 2,3 0,5 0,1 0,1 0,5 100 |
10%C
+ |
20%C
+ |
30%C
+ |
|
Energie brute, kcal/kg |
3891 |
3949 |
4007 |
4065 |
|
Protéines brutes, % |
20,4 |
19,1 |
17,8 |
16,6 |
|
Cellulose brute, % |
5,49 |
8,19 |
10,9 |
13,6 |
|
C : Farine de coques de cacao |
||||
Les coques de cacao ont été collectées à l'état frais dans les plantations paysannes de la région de Yaoundé entre octobre et décembre 2004. Elles ont été découpées en pièces et séchées au soleil pendant 8 à 10 jours avant d'être écrasées et incorporées dans les rations expérimentales.
Dans l'essai n° 2, seize porcs (8 femelles et 8 mâles), croisés Landrace x Large white x Duroc, avec un poids moyen initial de 32,1±5,1 kg, ont été répartis au hasard dans 8 loges expérimentales à raison de 2 porcelets par loge, construites en bois et au sol cimenté de dimensions 3m x 2,5m. Chaque loge était munie d'un abreuvoir et d'une mangeoire de dimensions respectives de 1,5m x 0,5m.
Ils ont été ensuite soumis à quatre régimes alimentaires à raison de deux répétitions par traitement. Les quatre rations expérimentales iso protéique (Tableau 2), ont été formulées en incorporant 0, 10, 20, 30% de la farine de coques de cacao, supplémentée par 0, 3, 4, 5% de la boue d'huile de palme en remplacement partiel du maïs et remoulage.
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Tableau 2. Composition centésimale et chimique calculée des rations contenant des taux croissants des coques de cacao |
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Ingrédients |
Niveau des coques de cacao dans la ration, % |
|||
|
0 |
10 |
20 |
30 |
|
|
Maïs |
52 |
42 |
32 |
22 |
|
Coques de cacao |
- |
10 |
20 |
30 |
|
Boue d’huile |
- |
3 |
4 |
5 |
|
Farine de poisson |
3,65 |
4,5 |
5 |
5,5 |
|
Remoulage |
24,5 |
20,5 |
19 |
17,5 |
|
Tourteau de coton |
17 |
17 |
17 |
17 |
|
Poudre d’os |
2,2 |
2,2 |
2,2 |
2,2 |
|
Sel |
0,5 |
0,5 |
0,5 |
0,5 |
|
Lysine |
0,1 |
0,1 |
0,1 |
0,1 |
|
Méthionine |
0,1 |
0,1 |
0,1 |
0,1 |
|
Pré mélange vitamines oligo-éléments |
0,1 |
0,1 |
0,1 |
0,1 |
|
Total |
100 |
100 |
100 |
100 |
|
Composition chimique calculée |
|
|
|
|
|
Energie digestible, kcal/kg |
3011 |
3060 |
2990 |
2921 |
|
Protéines brutes, % |
17,7 |
17,5 |
17,4 |
17,3 |
|
Rapport énergie /protéines |
16,9 |
17,4 |
17,2 |
16,9 |
|
Matières grasses, % |
3,75 |
3,52 |
3,60 |
3,58 |
|
Cellulose brute, % |
5,41 |
8,04 |
10,9 |
13,8 |
|
ADF, % |
8,10 |
11,4 |
15,1 |
18,8 |
|
NDF, % |
18,8 |
21,6 |
25,4 |
29,2 |
|
Lysine, % |
0,84 |
0,87 |
0,90 |
0,93 |
|
Méthionine + cystine, % |
0,74 |
0,71 |
0,68 |
0,65 |
|
Calcium, % |
0,97 |
1,10 |
1,21 |
1,32 |
|
Phosphore total, % |
0,97 |
0,98 |
1,00 |
1,03 |
|
Coût de l’aliment, FCFA/ kg |
172,5 |
162,8 |
152,0 |
140,0 |
Un rapport presque constant des protéines animales et végétales a été maintenu afin de minimiser les différences entre la qualité des protéines. Le rapport énergie / protéines a été de 17,1± 0,2 kcal/g de protéines.
Avant le démarrage de l'expérience, les animaux ont été soumis à une période d'adaptation d'une semaine au cours de laquelle ils ont été déparasités au levamisol (LevajetR) et vaccinés contre le rouget (Rouvax R).
Le poids corporel des animaux a été enregistré au début de l'expérience et tous les 14 jours à jeun pendant une période expérimentale de 63 jours.
Les prélèvements quotidiens des échantillons des matières fécales (10g) ont été aspergés avec une solution de H2SO4 à 2% afin de limiter les pertes d'azote (Huang et al 2003). Ils ont été ensuite séchés à 80°C pendant 72 heures, puis broyés et conservés dans des sachets en plastique, ensuite mélangés afin d'obtenir un échantillon représentatif par traitement.
L'énergie brute des échantillons des aliments et des fèces a été déterminée à l'aide d'un calorimètre adiabatique de marque Parr et les protéines brutes (N x 6,25) par la méthode de l'AOAC (1984). La matière sèche a été obtenue après séchage des échantillons à l'étuve pendant 72 heures à 80 C°. Les constituants pariétaux ont été déterminés par la méthode de Goering et Van Soest (1970).
Les coefficients d'utilisation digestive apparente (CUDa) de la matière sèche, de l'azote et de l'énergie brute des rations expérimentales ont été calculés suivant la formule : CUDa = ingéré - fécal / ingéré.
Les performances zootechniques étudiés ont été faites sur la base de la consommation alimentaire moyenne, le gain de poids moyen quotidien, l'efficacité alimentaire, l'indice de consommation
L'évaluation économique a été faite en calculant le prix du kg d'aliment à partir des prix des matières premières pratiqués sur le marché local au moment de l'essai. Le coût alimentaire d'un kg de poids vif produit a été obtenu en multipliant le coût du kg d'aliment par l'indice de consommation. La marge brute sur la production du kg de gain de poids a été estimée en admettant que l'alimentation représente 70% des coûts de production.
Les caractéristiques de la carcasse ont été enregistrées sur deux porcs abattus dans chaque traitement en fin d'expérience après les avoir soumis à un jeun de 24 heures. Il s'agissait notamment du rendement en carcasse, de l'épaisseur du lard dorsal mesuré au niveau du cou (première vertèbre), du dos (dernière côte) et du rein (dernière vertèbre lombaire), de la surface de la noix de côtelette, du gras abdominal ainsi que de certains organes.
La méthode de la régression linéaire simple de la forme Y= Ax + B a été utilisée pour estimer les coefficients d'utilisation digestive de la matière sèche, de l'énergie et des protéines des coques de cacao à un niveau maximum d'incorporation (Agunbiade et al 1999 ; Ndindana et al 2002). Les coefficients de corrélation ont été calculés et les coefficients de détermination (R2) obtenus en élevant les coefficients de corrélation au carré
Les données sur les performances des animaux ont été soumises à l'analyse de variance. La séparation des moyennes a été effectuée par la méthode de newman et keuls (Dagnielie 1986).
L'erreur type de la moyenne (ESM), définit comme le
rapport de l'écart type de la moyenne sur la racine carré
du nombre d'observation (
) a donné la précision avec laquelle
les moyennes ont été estimées
La composition chimique analysée de la farine de coques de cacao est présentée dans le tableau 3 en pourcentage de la matière sèche.
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Tableau 3. Composition chimique analysée de la farine des coques |
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|
Caractéristiques chimiques |
Farine de coques de cacao |
|
Matière sèche, % de la matière fraîche |
14,5 |
|
Protéines brutes, % MS |
5,8 |
|
Matières grasses, % MS |
2,1 |
|
Cellulose brute, % MS |
21,3 |
|
Matières minérales, % MS |
12,2 |
|
NDF, % MS |
56,3 |
|
ADF, % MS |
43,5 |
|
ADL, % MS |
19,7 |
|
Hémicellulose, % MS |
12,7 |
|
Energie brute, kcal/kg |
4470 |
Les coefficients de digestibilité apparente de la matière sèche, de l'énergie et des protéines (Tableau 4) diminuent avec le niveau croissant de coques de cacao dans la ration..
|
Tableau 4. Influence du niveau croissant de la farine des coques de cacao dans la ration alimentaire sur la digestibilité de la matière sèche, de l’énergie et des protéines |
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|
Nutriments |
Niveau d’incorporation des coques de cacao |
|||||
|
0 |
10 |
20 |
30 |
100 |
ESM |
|
|
Matière sèche ingérée, kg |
1,33 |
1,33 |
1,29 |
1,27 |
|
0,26n |
|
Matière sèche fèces, kg |
0,33a |
0,35a |
0,40b |
0,46b |
|
0,06* |
|
CUDa matière sèche, % |
75,2a |
73,4a |
68,9b |
63,6b |
37,7° |
4,32* |
|
Energie brute ingérée, kcal |
5175 |
5252 |
5169 |
5162 |
|
122n |
|
Energie brute des fèces, kcal |
781a |
1113b |
1318bc |
1693c |
|
253* |
|
CUDa de l’énergie, % |
84,9a |
78,8ab |
74,5b |
67,2c |
25,7° |
3,72* |
|
Protéines ingérées, g |
271a |
254ab |
230b |
210c |
|
20,3* |
|
Protéines des fèces, g |
18,2a |
24,4a |
51,4b |
59,9c |
|
13,5* |
|
CUDa des protéines, % |
93,3a |
90,4a |
73,3b |
71,5b |
12,4° |
5,23* |
|
a, b, c les moyennes d’une même ligne,
affectées de la même lettre ne sont pas significativement différentes ° : Résultats obtenus par extrapolation |
||||||
Les nutriments étudiés ont été mieux digérés dans la ration de base, suivi respectivement des rations contenant 10, 20 et 30% de la farine des cabosses de cacao. La régression simple du coefficient de digestibilité apparente fécale sur le niveau d'incorporation de la farine de coques de cacao dans la ration de base a donné les valeurs suivantes :
CUDms = - 0,39X + 0,76
pour la matière sèche,
CUDe = -0,57X + 0,84 pour
l'énergie brute et
CUDp = - 082X = 0,94 pour les
protéines brutes,
avec les coefficients de corrélation
négatifs respectifs de:
rms = - 0,98 ;
re = 0,99 ;
rp = -0,98.
Les coefficients de détermination ont été
respectivement de:
R2ms = 0,96 ;
R2e = 0,99 et
R2p =0,96.
En introduisant dans les équations de régression, les coques de cacao à un niveau maximum de 100%, il a été obtenu par extrapolation les coefficients de digestibilité de la matière sèche de 37,1%, de l'énergie brute de 27,5% et des protéines brutes de 12,4% des coques à l'état pur.
Influence du niveau croissant de la farine de coques de cacao dans la ration alimentaire sur les performances de croissances des porcs en croissance finition.
Dans l'essai n° 2, La composition chimique calculée des rations expérimentales a montré un accroissement de la teneur en cellulose suite à l'incorporation de la farine de coques de cacao. Néanmoins, les animaux ont consommé les différentes rations sans refus, parfois avec de la bousculade dans la mangeoire. Ce qui s'est traduit par un gaspillage d'aliment et un accroissement de l'indice de consommation. Les fèces liquides, semblables à la diarrhée, ont été observés chez des animaux recevant les rations contenant de la farine de coques de cacao, avec un effet plus accentué à partir de 20% d'incorporation.
L'évolution pondérale des animaux en fonction du niveau d'incorporation des coques de cacao dans la ration (Tableau 5) a montré une chute de croissance des animaux des deux dernières rations à partir du 42ème jour de l'essai.
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Tableau 5. Influence du taux d’incorporation de la farine des coques de cacao dans la ration alimentaire sur l’évolution pondérale (kg) des porcs en fonction de la durée de l’essai |
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Traitements |
Périodes de pesée, jour |
|||||
|
0 |
14 |
28 |
42 |
56 |
63 |
|
|
0 % |
32,4 ±6,7 |
41,5±6,6 |
46,9±7,1 |
52,6±7,1 |
59,8±5,5 |
61,9±7,0 |
|
10% |
32,0±4,8 |
40,9±4,3 |
45,1±5,8 |
51,1±5,1 |
56,7±6,9 |
60,5±5,6 |
|
20% |
33,0±3,1 |
40,4±3,9 |
46,9±7,1 |
47,9±4,2 |
52,8±5,3 |
56,4±4,7 |
|
30% |
31,1±6,3 |
37,2±5,2 |
41,8±5,9 |
45,6±5,0 |
48,3±6,1 |
50,8±6,9 |
Les performances croissance des animaux (Tableau 6) ont montré une diminution linéaire du gain de poids moyen quotidien, variant de 453 à 317 g /jour, avec une différence hautement significative (p<0,01) entre les traitements contenant 10 et 20% de la farine de coques de cacao.
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Tableau 6. Influence du taux d’incorporation de la farine des coques de cacao dans la ration alimentaire sur les performances des porcs en croissance finition |
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Performances de croissance |
Niveau des coques de cacao dans la ration, % |
||||
|
0 |
10 |
20 |
30 |
ESM |
|
|
Nombre d’animaux |
4 |
4 |
4 |
4 |
|
|
Durée, jours |
63 |
63 |
63 |
63 |
|
|
Poids initial, kg |
31,9 |
32,0 |
33,0 |
31,1 |
0,45ns |
|
Poids final, kg |
61,9a |
60,5a |
56,4a |
50,8b |
3,15* |
|
Gain de poids quotidien, kg |
0,453ab |
0,461a |
0,366b |
0,317b |
0,017** |
|
Consommation alimentaire, kg/j |
1,71 |
1,69 |
1,58 |
1,67 |
0,039 ns |
|
Indice de consommation |
3,78a |
3,68a |
4,33a |
5,32b |
0,21** |
|
Efficacité alimentaire |
0,27a |
0,27a |
0,23ab |
0,19b |
|